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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 17:26

 

Prends-moi dans tes bras, dis-moi que ça ira. Dis-moi que je vais pas foirer, dis-moi que tu seras toujours là, dis-moi que t'es fier de moi. Embrasse-moi du bout des lèvres, dis-moi que je suis la plus belle, dis-moi que je suis la seule à te faire rire de cette façon, dis-moi qu'il n'y qu'avec moi que t'es vrai, entier. Caresse ma peau, dis-moi que t'auras toujours ce désir là, dis-moi que tu veux passer le reste de ta vie à mes côtés, dis-moi... toutes ces petites choses que tu me dis chaque jour... Je veux les entendre encore et encore, je veux les dicter du bout des lèvres, je veux te dire...je t'aime.

Par Burlesque Queen - Publié dans : MY WONDERWALL. [Textes, poèmes, arts]
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 17:23

Anybody could've told you right from the start it's 'bout to fall apart

So rather than hold on to a broken dream or just hold on to love

And i could find a way to make it, don't hold on too tight

I'll make it without you tonight

 

Avancer, toujours avancer, foncer même et puis régresser. Complètement. La peur, l'envie. Construire, détruire. L'aimer, le haïr. Peur de quoi ? Je ne sais foutrement pas. Je suis ma propre phobie, l'excéssivité à l'état pur. Imprévisible, je suis le meilleur de moi-même comme le plus mauvais. Je suis responsable de mon bonheur, comme du continuel sabotage que je m'inflige. Pourquoi ? Je ne sais...foutrement...pas. J'ai peur du changement, du mauvais temps. J'ai peur de passer moins de temps avec lui, j'ai peur qu'il m'oublie. J'ai peur qu'il n'ait plus la patience, qu'il foute les voiles, qu'il retombe dans la décadence. Non, j'ai peur de moi. J'ai peur de l'oublier, peur d'être moins présente, de ne plus savoir l'épauler. J'ai peur de me barrer, pour un petit con éffronté, j'ai peur de tout foirer... peur de plus avoir conscience du fait que ça marche et que ça ne peut que marcher. J'ai passer tellement de temps à me délecter d'être qu'une pauvre âme torturée, d'être incomprise de l'être aimé, d'être un stupide coeur glacé, d'être celle qu'on aime qu'une seule et unique soirée, d'être celle continuellement lassée...de tout, par tous, que je ne sais plus comment profiter du bonheur, comment arrêter de me prendre une seconde la tête, de ne plus avoir peur. La roue tourne, et j'attends qu'elle tourne encore, pessimiste, j'attends que ça reparte en couille, comme il y a un an... Je sais que je peux le perdre à tout moment, je sais aussi que je pourrais toujours le récupérer, le retrouver, qu'il me sera toujours destiné...si seulement je ne pouvais que penser à ça dans ces moments là, si seulement je pouvais en dessiner les murs de ma torture, si seulement j'étais capable de m'en noyer l'âme...

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 20:29

 

Il avait le don, le pouvoir que dis-je, de dessiner à n'importe quel moment du jour et de la nuit ce large sourire, lui mangeant son petit visage fin de femme-enfant. Il était son soleil en pleins jour, son ciel étoilé en pleine nuit. Il était son tout et sans lui, rien n'avait d'intérêt, rien n'avait la moindre foutue importance.

Ses yeux caméléons cherchaient, scrutaient inlassablement l'obscurité. Aucun son ne voulait franchir le seuil de sa gorge, aucun cri ne percerait la noirceur de la nuit. Elle était là, errante sur cette fichue terre, le visage blême. Sa carcasse lui faisait un mal de chien, et pourtant, elle continuait tout de même à avancer, se fichant de la douleur, la supportant comme on traine sa croix, sa culpabilité, les traces d'un triste passé. Où était-il ? Pourquoi l'avait-il abandonné alors qu'elle avait tant besoin de lui ? Ses questions restaient sans réponses, son corps marquant une pause, ses jambes se dérobant. Elle laissa son être tout entier embrasser les herbes hautes et sa tête rebondir sur une pierre plate. Les yeux grands ouverts, le ciel l'appelait, les étoiles agressaient ses pupilles. Un voile glacé la parcourra tout entière, et presque aussitôt, elle se maudissait de ressentir tout ça, de se sentir si vivante. Elle voulait s'ancrer dans cette nature si morte, elle voulait croupir ici pour l'éternité, se maudit goût ferreux au fond de la gorge. Et ses narines, humant à pleins poumons la fraiche rosée matinale, elle savait qu'elle aurait dès à présent, et à tout jamais l'envie de lier profondément cette douce sensation à l'odeur brute et agressif du gasoil et du plastique cramé.
Elle ferma un instant les yeux, ses membres anesthésiés par le choc, les images défilant quasi inlassablement devant ses prunelles bleutées. Son cœur prenait enfin un rythme décent et sa mélodie la berça quelque peu, durant un bref instant. Un papillon caressa doucement son oreille, et le battement de ses ailes la réveilla tout à fait. Chaque pulsation la tiraillait, la déchirait de l'intérieur alors que ses yeux s'ouvraient bien ronds et que ses iris s'accommodaient à nouveau. Et tout l'horreur de sa vie revenait, lui martelait le cerveau, lui rappelait à quel point elle serait toute sa vie hantée, d'avoir perdu son amour, d'être responsable de sa perte.

Par Burlesque Queen - Publié dans : MY WONDERWALL. [Textes, poèmes, arts]
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 23:35
 

« Ton cadeau se trouve derrière un objet dont je ne peux pas me passer...(comme toi) » Tu souris, inspectant la pièce seulement éclairée par la lueur des bougies. Aujourd'hui tu as 21 ans et pour l'occasion, il t'a préparé une soirée, rien que pour toi. Toute émue, tu tournes le visage, t'avance dans la pièce alors qu'il précise que tu chauffes. Tu jettes un coup d'œil sur le canapé avant de repérer un petit sac blanc pas du tout inconnu derrière la télévision. Tu souris, lui disant que t'es trop petite pour l'attraper, il s'approche et le pose entre tes mains. T'as les yeux qui pétillent. Il est fou, bordel il est fou...Tout excitée, tu t'installes sur le canapé, vidant le contenu du sac, un petit écrin circulaire, tu le secoues et devine que l'objet précieux n'est pas unique et tu ajoutes encore une fois qu'il est fou. Et alors que tu ouvres l'écrin, ton regard s'illumine...C'est juste parfait. PAR-FAIT. Tu te jettes à son cou pour le couvrir de baisers tout en lançant des « t'es adorable » et des « je t'aime ». Et cette soirée, elle restera gravée dans ta tête, dans ta mémoire, cette soirée elle te prouve que c'est bien lui, que c'est lui, le prince charmant, le mec parfait, celui qui un an plus tard est encore capable de te faire rêver, de te faire vibrer, de te surprendre, de te foutre sur le cul. Il a cuisiné pour toi, il a préparé un programme au petit soin (sauf peut-être lorsqu'il te fou une magistrale raclée aux lapins crétins...même pas blasé de toujours gagner ;)). « C'est quoi le dessert ? » « Heu...C'est moi ! » « Fais gaffe, je pourrais bien te prendre au mot... ». Et puis tu te laisses bercer, entre ses bras, devant la télé. Un peu plus tard, il se lève, farfouillant de partout, il y arrive, deux gros macarons dans les mains, une bougie à l'effigie de ton âge...L'une de tes pâtisseries préférées, il y a pensé... Quelques larmes roulent sur tes joues, il est merveilleux, putain merveilleux...

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 23:33
 

Parce que tu pourras jamais te passer de cette image, lui, ses cheveux ébouriffés, ses joues parfaitement rasées, toutes douces, qu'on ne veut qu'embrasser, encore et encore, dont on ne peut se passer. De ses grands yeux noisettes qui englobent son visage, qui te fou en tête, ces quelques paroles à la con « Your eyes have the size of the moon ». Ce regard, cette moue, ce visage, et cette voix, qui d'un murmure, prononce les trois mots à la con, qui te dise que t'es belle qui te dise : « Je t'aime. »

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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