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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 12:13

 

Et tu n'y arrive pas. T'arrive pas à foutre le moindre mot sur ce que tu ressens et pourtant, le malaise est là, présent, il pèse. Il t'écrase étrangement les épaules, certains jours où t'as moins le morale. Il reste au-dessus de ta tête, telle une putain d'épée de Damoclès. Et tu n'y arrives pas. Lorsqu'on te demande ce qui ne va pas, tu restes conne...t'as pas les mots. Ils pensent tous savoir d'où ça vient, pourquoi...non, c'est plus profond que ça. Et cette sensation d'être foutrement incomprise revient te fouetter la gueule, te fou la tarte de ta vie, et te laisse quasi inerte sur place. T'as le regard vide, t'as l'air pensive mais tu ne penses pas. Avant t'avais matière à penser...la nature à agis pour toi, comme d'habitude, t'as juste l'impression que tes choix n'ont pas la moindre importance, parce qu'un revirement de situation viendra toujours foutre en l'air ta propre préparation. Tu étais préparée, ou du moins tu le pensais...qui peut vraiment être préparé à cela ? Et pourtant t'as qu'une envie : être forte, pour lui, pour elles* pour eux. T'as le sourire, tu fais le clown mais tu flanches quand même et t'essaies quasi inlassablement de lutter contre tes démons, ceux qui te chuchotent des putains de conneries à l'oreille, ceux qui te donnent envie d'envoyer chier le monde entier, y compris toi. C'était ça que tu voulais au fond, déprimer dans ton coin, t'en sortir seule et revenir plus forte que jamais et à la place, t'es baignée de mots doux, chouchoutée...Qui oserait donc se plaindre de l'investissement des autres mis à part toi ? Foutue insatisfaite ! T'as juste besoin d'une seule et unique chose, de la même foutue chose, d'oublier et d'avancer.

Par Burlesque Queen - Publié dans : MY WONDERWALL. [Textes, poèmes, arts]
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 16:39
 

Parce qu'il n'imagine pas sa vie sans toi. Parce que si tu te mets en couple avec N. il ne le supportera pas et ne cessera de vouloir se mettre entre lui et toi. Parce que désormais tu n'as plus aucun secrets pour lui. Parce que vous avez parlé pratiquement toute la nuit. Parce que tu t'es endormie dans ses bras. Parce qu'il n'a rien tenté. Parce qu'il a répété inlassablement les trois mots à la con. Parce qu'il veut vivre avec toi. Parce qu'il a pleuré pour toi et uniquement pour toi. Parce qu'il a eu peur de ton choix. Parce qu'il ne voulait pas bouger tant que tu ne lui disait pas que c'était lui. Parce qu'il a accepté la confrontation. Parce qu'il a accepté de tirer un trait sur le passé. Parce qu'il veut être là pour toi. Parce qu'il te trouve belle, même lorsque tu viens de pleurer. Parce qu'il est persuadé que vous avez encore des tas de bons moments à vivre ensemble. Parce qu'il connait désormais ce petit bout de toile où tu te met à nue. Parce que c'est lui... Parce que les épreuves rendent plus fort, parce qu'à deux, vous êtes plus fort. Parce que tu l'aimes.

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 16:24
 

Trois jours. Trois jours que t'as la haine après lui, tu le déteste presque autant que tu l'as aimé.

« On peut se voir ? »

« Non. »

« Tu as le temps de voir N. Pas moi ? »

« Non. »

« J'ai besoin de te voir. »

« Pas moi. »

« Ok... Je comprends. »


Parce que la curiosité l'emportera toujours...

« Qu'est-ce que tu me veux ? »

« J'ai besoin de te parler, t'es la seule qui peut m'écouter... »

« Où et quand ? »

« Soit ce soir, genre chez toi, soit demain en début de soirée. »

« Chez moi ? Rêve ! Ce soir et en ville. »


Il pleut, ça fait boucler tes cheveux. Tu le déteste encore plus. Tes escarpins rouges évitent soigneusement les flaques, alors que tu arrives à sa rencontre. Tu n'arrives même plus à poser les yeux sur lui, t'as cette drôle d'envie de le rouer de coups. Il te demande comment tu vas, et tu réponds d'un air détaché que ça pourrait aller mieux. Il te demande ce que tu as fais, après son départ et tu réponds tout en l'assassinant du regard que t'as dansé la Macarena. Crétin.
Et tu le suis, alors que vous ignorez tous les deux, où vous pourrez bien vous poser. Peu importe, t'as qu'une hâte, qu'il parle et te foute la paix. T'as encore en tête les quelques mots échangés par sms la veille...ceux où il remettait ta parole en doute...T'as décidé de ne plus attendre après les gens, et en particulier en ceux qui te traite ni plus ni moins de menteuse, simplement influencé par leur entourage. T'as décidé de ne plus te retourner sur les personnes capables de te faire du mal, d'avancer comme tu en as envie, de tracer ta route, d'aller de l'avant...de continuer sans lui. Pour quelqu'un qui ressentait le besoin de te parler, tu le trouves incroyablement silencieux et à plusieurs reprises, tu perçois de la tristesse dans son regard...Il te trompe, il se joue de toi, ses larmes n'ont plus le moindre effet sur toi. Toujours aussi distante et froide, tu réponds partiellement à ses questions, et souvent à côté de la plaque, te moquant finalement de perdre ton temps. Il veut parler ? Qu'il parle, ça n'impliquait à aucun moment le fait que tu parles aussi, après tout. Pourtant, installé à côté de lui, sous cet abris de bus, alors que la pluie bat doucement le bitume, tu suffoques. T'essaies de t'échapper mentalement, mais les choses sont bien plus difficiles que ça. Tu veux te montrer forte et digne alors que t'es pas du tout guérie de lui, alors que chacun de ses gestes te ramène à une pauvre poupée désarticulée qu'on manie à sa guise. Qu'il te manie, si tel est son désir, ça n'a plus la moindre importance. Les yeux posés dans le vide, tu n'écoutes son blabla qu'à moitié. Tes reproches se cassent au fond de ta gorge, et tu sens ses lèvres se poser doucement tel un baiser magique sur ton poignet. Il voulait parler certes, est-ce que cela impliquait aussi le fait que tu écoutes ? Ton attitude est plus que détestable, et tu frôles presque la crise cardiaque alors qu'il pose sa main sur la tienne. Pourquoi ? Il se redresse alors, planquant son visage sous ses mains. Tu sens sa respiration s'accélérer...il pleure ? Et voyant ton manque total de réaction, il se ressaisit seul, te demandant les yeux brillants comment tu vas. Comment tu vas ? Il se moque de toi ? Tu esquisses un drôle de sourire en coin, t'appliquant toujours à ne point croiser son regard et tu réponds d'une voix fluette et meurtrie que t'as mentie. Cela te brise le cœur, ça le broie, ça l'écrase...Il réagit presque au quart de tour, répondant qu'il sait que ce n'est point le cas, qu'il t'avais en quelque sorte testé afin de prêcher le faux pour savoir le vrai, qu'il savait que tu utiliserais aussitôt ton esprit de contradiction, que c'est ta manière de te protéger...qu'il te connait. Il sait surtout que N. a posé les yeux, l'après-midi même sur quelques papiers attestant la véracité de tes propos. S'il te connaissait vraiment, aurait-il besoin de te tester ? La question frôle tes lèvres, et tu l'étouffes quelques peu perturbée par la situation. Il se lève alors que l'abri se bonde de monde et attrape ta main, que tu récupères presque immédiatement. Vous continuez à marcher dans la nuit, l'un près de l'autre, quelques gouttes de pluie tombant sur le bout de ton nez. Finalement, vous faites une halte dans une petite ruelle couverte. Tu frisonnes et resserre ta veste contre toi, les larmes au bord des yeux. Et l'envie monte, tout à coup. Tu l'injuries, lui demandant pourquoi il fait ça, pourquoi est-ce qu'il s'applique à détruire le peu de stabilité que t'as peut-être éventuellement trouvé ? Tu pleures, les nerfs à fleur de peau. Il t'attrape alors dans ses bras, te serrant comme un forçat contre lui. Il t'interdit de penser que votre histoire est fini, il veut revenir près de toi, il n'imagine pas sa vie sans toi. Ces quelques mots te paralysent. Ces quelques mots auraient pu sortir de ta propre bouche. T'as envie de l'embrasser, mais tu ne le fais pas. Malgré ton refus, il retire son sweet afin de le passer sur tes épaules... et comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, vous rentrez ensemble...collez l'un contre l'autre dans le bus.

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 16:21
 

Il était une larme, glissant inlassablement le long de ta joue. Naissant à tes yeux, pour mourir à la commissure de tes lèvres. Il était un sol, froid et glacial, enveloppant et paralysant ton être, encore dénudé par la rencontre de son corps. Pas une seule fois, t'as croiser son regard, alors qu'il te prenait sans baisers. Ses caresses t'ont brulé la peau, tout aussi que ses mots. Il t'aime à la haine. Il était une porte qu'il franchissait pour la dernière fois, sans une parole, son vocabulaire n'étant plus que reproches et injures, ses yeux n'étant plus que noirs et détestables. Il était une lame, celle qui naguère avait déjà glisser sur la peau de ton poignet devant lui, celle qui arrache l'ivoire et la rougie... Il était une histoire, qui s'est mal finie...

Par Burlesque Queen - Publié dans : SHE HAD THE WORLD. [Présent, passé, futur]
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 19:15

 

Il n'y a rien de pire que de faire du mal à la personne à laquelle on tient le plus dans ce putain de monde.

Phase #1 : Assumer.

Assumer ses actes et actions et bien une tâche ardue, pour quiconque. Elle touche tous le monde sans distinction, elle ne laisse jamais indemne, elle amène souvent à de lourdes conséquences. Assumer, c'est également accepter, s'avouer la chose et comprendre. Assumer c'est prendre conscience, affronter et risquer de tout perdre. Assumer c'est aussi se prendre une bonne claque, c'est se retrouver sur le banc des accusés, c'est se dévoiler, c'est cette panique au fond de ses yeux, c'est son cœur tapant, au fond de sa poitrine. Assumer, c'est aller au bout des choses, ne plus pouvoir revenir en arrière et peut-être parvenir à la rédemption. Peut-être. Assumer c'est être courageux, assumer c'est être sincère...

Phase #2 : La culpabilité.

La culpabilité frappe. Elle est plus douloureuse que n'importe quelle violence physique, que n'importe quelle violence verbale. Elle nait en nous, elle meurt en nous. Elle survit en nous. La culpabilité nous détruit, elle nous accuse, elle nous enfonce sous le poids de nos tourments. Elle se mêle habilement aux autres sentiments, elle nous fait douter, elle nous fait nous remettre en question. La culpabilité, c'est ces larmes, le long de ta joue, ces sanglots mal étouffés, cette haine et ce dégout. La culpabilité, elle te tord les boyaux, elle te donne envie de vomir, de te vomir. La culpabilité te montre clairement tes vices, les rends tellement lumineux qu'elle t'éblouit et aveuglée, la culpabilité t'empêche d'entendre ses mots. La culpabilité te victimise bien malgré toi, te désole, t'anéantit.

Phase #3 : Le reste.

Faire du mal à la personne à laquelle on tient le plus dans ce putain de monde, c'est perdre sa confiance, perdre de l'estime, perdre du poids dans sa vie. C'est être placée sur un méga piédestal et avancer à tâtons. C'est savoir que désormais, le moindre faux pas peut-être fatal, que l'erreur n'est plus permise. C'est utiliser l'ultime Joker mais c'est surtout se battre chaque jour afin de regagner cette confiance, afin de prouver à l'autre qu'il a eu raison de passer l'éponge...

Par Burlesque Queen - Publié dans : MY WONDERWALL. [Textes, poèmes, arts]
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